Le projet devait s'inscrire dans le volume occupé auparavant par la "Villa Auguste", située dans le jardin de l'Hôtel Hermitage.
Pour mieux répondre aux besoins de la Région Côte d'Azur-Ligurie-Piémont dans le domaine du traitement des pathologies cardio-vasculaires et thoraciques, le programme s'est progressivement étendu, entraînant 3 projets successifs dont les façades sont représentées ci-contre.
Le 1er projet, envisagé dans un souci à la fois de modernisme et d'intégration au remarquable site environnant, avait été étudié en mêlant harmonieusement un vocabulaire contemporain en partie supérieure et une expression classique en partie inférieure, se raccordant ainsi sans heurt avec les bâtiments voisins : l'Hôtel Hermitage et la Villa Les Aigles (dessinée par l'architecte Charles Garnier, restaurée dans son aspect actuel).
Le 2e projet cernant déjà mieux le programme, laisse apparaître un rétrécissement au 6e étage, préparant ainsi en son axe l'élancement du volume supérieur marqué par des arcs superposés, gardant ainsi, malgré son vocabulaire classique, une touche de modernité.
Le 3e projet est celui réalisé en 1987. Le parti architectural définitif retenu reste classique dans sa définition globale, notamment en ce qui concerne le soubassement, mais a gardé pour le volume supérieur l'élancement auquel nous avait préparés le deuxième projet.
Parvenu à maturité, le projet allie deux espaces contrastés, intérieur et extérieur, où l'architecte Charles-Jean Schmeltz a "enveloppé la modernité" :
L'intérieur est résolument contemporain, ouvert par de larges baies surplombant le port de Monaco.
Le Centre allie transparence, sensation d'espace, de confort et fonctionnalités médicales parfaitement adaptées.
La décoration intérieure fait appel à l'influence des designers contemporains F.L. Wright, Mies Van der Rohe,
Le Corbusier, Mc Intosh, Breuer.
L'espace extérieur urbain contraste avec l'intérieur par sa personnalité alliant modénatures, colonnes, corniches, reprenant l'euphorie des façades environnantes.
Le caducée stylisé par l'architecte Charles-Jean Schmeltz se retrouve sur le chapiteau des colonnes classiques, au sol de l'accueil du 6e étage, dans l'ascenseur, sur les poignées des portes d'entrée et du restaurant.
L'architecture a été conçue pour répondre aux exigences des services de soins : chaque étage regroupe un pôle d'activité.
La partie supérieure, de forme octogonale, comprend 3 services d'hospitalisation (7e, 8e et 9e étages) de 6 chambres réparties autour du patio central de surveillance infirmier, évitant ainsi les inconvénients fonctionnels de « couloirs » inadaptés à l'activité médicale.
En partie basse, le rocher, qui soutenait la villa Auguste, a été « excavé » (70 000m3) et remplacé par 8 étages, dont 6 d'environ 1 000 m².
Les plateaux techniques centraux permettent au patient d'être en permanence, et avec les mêmes matériels de surveillance, sous le contrôle collégial de toutes les disciplines médicales dont il a besoin.
Afin de répondre au besoin fréquent d'entretien par les services techniques, sans déranger les équipes soignantes, ces niveaux comportent en annexe 2 étages, dont l'un entièrement consacré à la maintenance.
Des ascenseurs centraux desservent le hall de chaque étage. L'un, réservé au transport de patients, a un accès direct aux plateaux techniques. L'autre est destiné aux visiteurs, le 3e est réservé à l'évacuation des déchets et linges.
Les circuits « propre-sale » ont été, dès la conception de l'établissement, séparés et simplifiés.